Commune&Energie N°3

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11 février 2026 – Conseils aux collectivités pour reprendre la main avec leurs documents d’urbanisme (PCAET, PLUi, PLU)

La lettre des municipales du Réseau Énergies Terre&Mer et de Vent des maires

Planifier la production locale d’énergie pour décarboner les usages. Constats.

La France produit plus d’électricité, que nécessaire mais n’accélère pas sa décarbonation malgré les nouvelles installations éoliennes et solaires connectées chaque jour.

Ce paradoxe est le résultat de la compétition et de l’incompatibilité entre les énergies pilotables et les énergies électriques intermittentes, et de l’oubli que l’électricité représente 25% de la consommation énergétique.

Dans ce contexte, il est utile de réfléchir aux solutions non-électriques pilotables pour décarboner les 75% d’usages encore carbonés que sont le chauffage et la mobilité.

Les énergies thermiques renouvelables (bois, géothermie, pompes à chaleur, biogaz, solaire thermique) répondent à ces besoins permanents et pilotables de décarbonation.

Conseils aux collectivités pour reprendre la main avec leurs documents d’urbanisme (PCAET, PLUi, PLU)

  • Faire le bilan du territoire
  • Les données d’Enedis à toutes les échelles territoriales (Région, Département, EPCI, Commune, Iris) donnent une image précise des consommations et des productions pour l’électricité et le gaz.
  • Voir Bilan de mon territoire, avec accès au bilan et son évolution sur 5 ans.
  • Mutualiser à l’échelle communale ou intercommunale les solutions individuelles de géothermie de surface et de pompes à chaleur pour amorcer leur mise en œuvre.
  • Promouvoir les commandes publiques pour inciter les citoyens à s’engager dans une démarche collective et pas seulement individuelle
  • Planifier les besoins dans la durée avec les acteurs du territoire, les élus donnant de la visibilité à tous les acteurs de la transition énergétique (habitants et entreprises).

Agir avec le PCAET et PLUi/PLU 

Les PCAET (Plans climat‑air‑énergie territoriaux) et les PLU (Plans locaux d’urbanisme) sont des documents structurants pour le développement des énergies renouvelables, car ils articulent vision stratégique, règles d’occupation du sol et mise en œuvre opérationnelle sur les territoires.

👉Notez que les PLU/PLUi permettent de mieux maîtriser l’implantation des ENR dans la commune

  • Le PCAET

C’est le document de référence pour la transition énergétique pour les intercommunalités de plus de 20 000 habitants. Il a un rôle clé en fournissant :

  • Diagnostic énergétique territorial
  • Consommations, productions existantes, potentiels ENR (biomasse, géothermie, réseaux de chaleur, solaire, éolien).
  • Objectifs chiffrés et hiérarchisés avec la part des ENR dans le mix local, trajectoires à 2030‑2050.

👉 Le PCAET donne le cap politique et technique : il dit quoi développer, à quel rythme et pourquoi.

  • Le PLU/PLUi

C’est l’outil qui rend possible ou impossible un projet ENR sur le terrain. Les 4 leviers concrets sont :

  1. Zonage : autorisation ou exclusion des installations ENR selon les zones (U, AU, A, N).
  2. Règlement écrit : Hauteurs maximales, emprises, intégration paysagère, prescriptions architecturales.
  3. OAP (Orientations d’aménagement et de programmation) : ex : secteurs dédiés à la chaleur renouvelable, à l’autoconsommation collective.
  4. Protection des enjeux locaux :
    Paysages, patrimoine, biodiversité, continuités écologiques.

👉Le PLU sécurise juridiquement les projets et réduit les conflits. Sans PCAET, le développement des ENR est opportuniste et fragmenté. Sans PLU adapté, les objectifs du PCAET restent théoriques.

Exemple de clauses « éolien »

1. Clause de distance renforcée aux habitations

Règlement – Art.2 (Usages soumis à conditions). Définir une distance au-delà du seuil national, justifiée par le contexte local

Les installations de production d’électricité d’origine éolienne sont autorisées sous réserve d’être implantées à une distance minimale de 1 500 mètres ou 10 fois la hauteur des éoliennes des constructions à usage d’habitation existantes ou autorisées à la date d’approbation du PLU. Justification par la morphologie ouverte du paysage, habitats diffus, effets cumulés déjà constatés, préservation du cadre de vie

Clé juridique : la distance doit être motivée, et non arbitraire.

2. Clause de protection paysagère et patrimoniale 

Règlement – Article 11 (Aspect extérieur)

Les installations éoliennes sont interdites lorsqu’elles portent atteinte aux perspectives paysagères majeures, aux lignes de crête, aux cônes de vue identifiés, ainsi qu’aux abords des monuments historiques, sites inscrits ou classés.

3. Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) « Paysages »

Les lignes de crête et horizons structurants identifiés sur la carte annexée constituent des secteurs d’exclusion pour l’implantation d’éoliennes.

Efficace avec cartographie précise.

4. Clause d’effet cumulatif

Règlement – Article 2

Tout projet d’éoliennes doit démontrer l’absence d’effet cumulatif significatif avec les parcs existants ou autorisés dans un rayon de 10 km, notamment en matière de co-visibilité, de saturation paysagère et de perception depuis les espaces habités.

Permet de bloquer l’empilement de projets.

5. Clause de protection de la biodiversité

Règlement – Article 2

Les installations éoliennes sont interdites dans les secteurs identifiés comme corridors écologiques, zones de reproduction ou d’alimentation des espèces protégées, tels que définis dans les documents graphiques du PLU.

Appui sur Trame Verte et Bleue (TVB), ZNIEFF, Natura 2000.

6. Clause de hauteur maximale

Règlement – Article 10

La hauteur totale des éoliennes, pales comprises, ne peut excéder 150 mètres.

Réduction de l’impact visuel et radar, souvent validée par la jurisprudence si cohérente avec le paysage.

7. Clause d’exclusion zonée

Zonage

Les installations éoliennes sont interdites en zones N, A et dans les secteurs Np (paysagers) identifiés au plan de zonage.

Le zonage est l’arme la plus solide juridiquement.

8. Clause de démantèlement et remise en état

Règlement – Article 2

Toute autorisation est subordonnée à l’engagement du pétitionnaire de procéder au démantèlement complet des installations et à la remise en état du site à l’issue de l’exploitation.

Sécurise l’acceptabilité locale.

9. Clause de compatibilité avec le PCAET

Disposition générale

Les projets d’éoliennes doivent être compatibles avec les orientations et objectifs du PCAET en vigueur, notamment en matière de localisation préférentielle et de maîtrise des impacts.

Renforce la cohérence stratégique.

Exemple de clauses « solaire »

1. Principe général : primauté de l’usage agricole

Règlement – Zone A – Article 1 (Occupations interdites)

Sont interdites toutes les installations de production d’énergie photovoltaïque au sol, à l’exception de celles strictement nécessaires à l’exploitation agricole.

Clause fondamentale, conforme à l’article L.151‑11 du code de l’urbanisme.

2. Clause de nécessité agricole démontrée

Règlement – Zone A – Article 2 (Occupations soumises à conditions)

Les installations photovoltaïques ne sont autorisées que si le pétitionnaire démontre qu’elles sont directement liées, nécessaires et proportionnées à l’activité agricole de l’exploitation concernée.

Écarte les projets spéculatifs.

3. Clause d’exclusion des terres à fort potentiel agronomique

Règlement – Zone A – Article 2

Les installations photovoltaïques au sol sont interdites sur les terres présentant un potentiel agronomique élevé ou stratégique, telles qu’identifiées dans le rapport de présentation et les documents graphiques.

Très solide si appuyée sur études pédologiques, données Chambre d’agriculture, diagnostics agricoles.

4. Clause de surface maximale très restrictive

Règlement Zone A Art.2

La surface cumulée des installations photovoltaïques au sol ne peut excéder 1 000 m² par exploitation.

Rend impossible un champ solaire industriel sans l’interdire explicitement.

5. Clause d’interdiction des projets autonomes

Règlement Zone A Art.1

Les centrales photovoltaïques au sol constituant une activité principale ou autonome sont interdites.

Bloque les projets portés par des opérateurs extérieurs.

6. Clause paysagère renforcée

Règlement – Article 11

Les installations photovoltaïques au sol sont interdites lorsqu’elles portent atteinte aux paysages ouverts, aux perspectives rurales, aux entrées de village ou aux continuités visuelles identifiées.

À renforcer par une cartographie précise.

7. Clause de compatibilité avec le PCAET

Disposition générale

Les projets photovoltaïques doivent être compatibles avec les orientations du PCAET, notamment en matière de hiérarchisation des sites et de priorité donnée aux surfaces déjà artificialisées.

Renvoie vers toitures, friches, parkings, zones d’activités.

8. Clause de priorité aux surfaces artificialisées OAP Énergie

Le développement du photovoltaïque est prioritairement orienté vers les toitures, friches, délaissés ou espaces déjà artificialisés. Les terres agricoles sont exclues de cette stratégie.

Très efficace politiquement et juridiquement.

9. Clause de réversibilité et remise en état

Règlement – Zone A – Art.2

Toute autorisation est subordonnée à un engagement de remise en état agricole complète du site à l’issue de l’exploitation.

Sécurise les élus face aux projets « temporaires ».

10. Clause d’exclusion zonée spécifique Zonage

Les secteurs agricoles protégés (Ap) sont strictement inconstructibles pour toute installation photovoltaïque au sol.

Le zonage est l’outil le plus robuste

Point d’alerte juridique
Évitez les interdictions générales et non motivées, les clauses imprécises dépourvues de cartographie, les distances excessives sans justification locale, les références idéologiques qui fragiliseraient le document.
Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un avis juridique. Présentées à caractère général, elles ne garantissent ni l’exhaustivité ni l’adéquation à une situation particulière. Leur mise en œuvre relève de la responsabilité des collectivités, au regard de leur contexte et du droit applicable. Il est recommandé de solliciter un conseil juridique avant toute décision ou application.

Comment vous aider pour préparer vos documents d’urbanisme ?

RETM a évalué le potentiel de 50 départements en France. Nous pouvons vous transmettre les résultats obtenus et vous mettre en contact avec nos représentants départementaux.

En répondant à ce questionnaire anonyme (5 à 10 minutes), vous pourrez mieux cerner vos attentes et vos priorités pour établir votre PCAET et votre PLU et poser vos questions.

Accédez directement au questionnaire via le QR Code ou via le lien Questionnaire transition énergétique

Questionnaire PCAET – PLU

La lettre n°4 présentera des pistes de réflexion pour optimiser, avec la profession agricole, la valorisation de la biomasse des territoires ruraux, dans le respect du potentiel agronomique des terres et des forêts.

Cette alliance stratégique constitue un levier concret pour réussir rapidement son PCAET et son PLU.

Nous vous remercions pour votre engagement au service de vos territoires. Nous vous adressons nos vœux de réussite pour la dernière ligne droite de votre campagne municipale.

RETM & Vent des maires

Commune&Energie N°2

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27 janvier 2026 – Les atouts des énergies thermiques renouvelables pour les communes

La lettre des municipales du Réseau Énergies Terre&Mer et de Vent des maires

La France produit trop d’électricité. Depuis 15 ans la consommation électrique baisse, et nos capacités de production ont augmenté de plus de 50%…

Dans ce contexte, multiplier éoliennes géantes et champs de panneaux solaires fragilise notre équilibre économique : quand l’électricité est trop abondante, les prix chutent et les revenus locaux risquent de disparaître.

À l’inverse, les énergies thermiques renouvelables (bois, géothermie, biogaz, solaire thermique) répondent à des besoins permanents et pilotables de décarbonation.

Elles créent des emplois durables, ancrent la valeur sur le territoire et sécurisent l’avenir économique des communes rurales.

👉Près de 50% des communes ont identifié le potentiel des énergies thermiques renouvelables pour accélérer la transition énergétique de leur territoire. Une bonne raison pour les intégrer dans les documents d’urbanisme.

Des solutions qui valorisent les atouts du territoire à l’inverse de l’éolien et de l’agrivoltaïsme

Les projets énergétiques de proximité valorisent directement les ressources locales et créent des emplois durables non délocalisables. Ils mobilisent des artisans, exploitants et entreprises du territoire sur toute la durée de vie des installations (construction, maintenance).

Au contraire, éolien et photovoltaïque reposent sur des équipements industriels importés. Ils génèrent peu d’emplois locaux et concentrent la valeur ajoutée hors du territoire tout en occupant fortement l’espace rural et littoral.

Les filières thermiques renforcent l’économie locale, l’autonomie énergétique et l’acceptabilité sociale :

  • Géothermie de surface pour capter l’énergie de la terre à 13°C à 15 m sous nos pieds H24, 365 jours / an.
  • Biomasse, biogaz et biocarburants pour capter l’énergie de photosynthèse de nos plantes
  • Solaire thermique pour capter et stocker directement l’énergie du soleil.

Face à des projets isolés à faible retombée pour la commune, le pilotage local des choix énergétiques par les collectivités ouvre des perspectives concrètes de décarbonation et de souveraineté énergétique :

  • En mutualisant les solutions individuelles de géothermie de surface et de pompes à chaleur les collectivités pourront amorcer leur mise en œuvre comme elles l’ont fait pour la fibre optique et faire baisser les coûts grâce à l’effet d’échelle
  • En contribuant par la commande publique à industrialiser les processus d’installation, d’entretien et de maintenance
  • En planifiant collectivement les besoins dans la durée avec les acteurs du territoires, les élus donnent de la visibilité aux entreprises qui pourront se développer et s’implanter au plus près des territoires pour fournir leurs services dans la durée.

La géothermie de surface exploite la chaleur naturellement présente dans les premiers mètres du sol (de 15 à 200 m) via des pompes à chaleur. Elle est utilisée pour le chauffage, le rafraîchissement et l’eau chaude sanitaire des bâtiments et présente la meilleure efficacité énergétique parmi toutes les solutions de chauffage.

Cette énergie est locale, constante, disponible toute l’année et indépendante des conditions climatiques.

Pour une commune rurale, elle réduit fortement la dépendance aux énergies fossiles importées. Elle valorise le sous-sol communal sans artificialisation des sols.

Les coûts d’exploitation sont faibles et prévisibles sur le long terme. Les projets mobilisent des entreprises locales de forage, de plomberie et de maintenance. Ils favorisent la montée en compétence d’artisans locaux sur des technologies durables.

La géothermie améliore l’attractivité résidentielle et la sobriété énergétique des bâtiments publics. Elle s’intègre bien dans des projets de rénovation énergétique du patrimoine communal.

Les bioénergies proviennent de la valorisation de matières organiques : déchets agricoles, forestiers, alimentaires ou industriels.

La biomasse solide sert principalement à la production de chaleur.

Le biogaz est produit par méthanisation et peut fournir chaleur, électricité ou carburant. Les biocarburants sont issus de cultures ou de résidus agricoles transformés.

Ces filières permettent de transformer des déchets locaux en ressources énergétiques. Elles créent une boucle d’économie circulaire à l’échelle du territoire. Pour les communes rurales, elles renforcent le lien entre agriculture, énergie et territoire.

Leur développement doit être regroupé et strictement encadré.

Les installations génèrent des emplois locaux non délocalisables (exploitation, maintenance, transport). Elles contribuent à la souveraineté énergétique et à la gestion durable des déchets.

Le bois énergie utilise les ressources forestières locales sous forme de bûches, plaquettes ou granulés. Il constitue la première énergie renouvelable thermique en France.

Cette filière valorise les sous-produits forestiers, l’entretien des haies et des forêts communales. Elle participe activement à la gestion durable des massifs forestiers.

Pour les communes rurales, le bois énergie ancre la valeur ajoutée sur le territoire. Il réduit les importations d’énergies fossiles et stabilise les coûts de chauffage.

Les chaufferies bois sont particulièrement adaptées aux bâtiments publics et logements collectifs.

La filière crée des emplois locaux : bûcherons, débardeurs, chauffeurs, techniciens. Elle soutient une économie forestière souvent fragilisée.

Le bois énergie renforce l’autonomie énergétique tout en entretenant les paysages ruraux.

Un réseau de chaleur est un système de distribution centralisé d’énergie thermique à l’échelle d’un quartier ou d’une ville.

Il fonctionne grâce à une chaufferie centrale qui produit de la chaleur à partir d’énergies renouvelables locales (bois, biomasse, géothermie, récupération…).

La chaleur est transportée via des canalisations enterrées contenant de l’eau chaude ou de la vapeur.

Les bâtiments raccordés reçoivent cette chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire.

Ils sont particulièrement pertinents pour les bourgs, centres-villes ou zones d’équipements publics. Pour une commune rurale, ils mutualisent les investissements et réduisent les coûts énergétiques en utilisant des ressources locales.

Leur construction et leur exploitation mobilisent une main-d’œuvre locale qualifiée. Elles créent des emplois durables dans l’exploitation, la maintenance et la gestion. Les réseaux de chaleur renforcent l’attractivité et la résilience énergétique des territoires.

Le solaire thermique produit chaleur et eau chaude à partir d’une ressource gratuite et locale : le soleil.

Technologie fiable, simple, adaptée aux bâtiments publics et équipements collectifs, elle réduit la dépendance aux énergies fossiles et génère peu d’émissions de CO2.

Coûts d’exploitation très faibles et stables sur la durée avec une intégration facile aux installations existantes ou aux réseaux de chaleur.

Mobilise les artisans locaux, soutient l’économie de proximité, renforce l’autonomie énergétique et améliore la performance environnementale du patrimoine communal.

* * *

Évalué en 2024 dans plus de 50 départements, le potentiel des énergies thermiques renouvelables est de plus de 500 TWh. Elles pourraient devenir la 1ère énergie en 2050

En répondant à ce questionnaire anonyme (5 à 10 minutes), vous nous aidez à mieux cerner vos attentes et vos priorités.

Les enseignements recueillis serviront de base aux prochaines lettres et à la construction de propositions opérationnelles, ancrées dans les réalités locales.

Accédez directement au questionnaire via le QR Code ou via le lien Questionnaire transition énergétique

La prochaine lettre présentera des pistes de réflexion pour la planification et les outils pour protéger votre territoire : une transition énergétique choisie, maîtrisée et bénéfique pour votre commune et ses habitants.

Nous vous remercions pour votre engagement au service de vos territoires. Nous vous adressons nos meilleurs vœux pour votre campagne municipale.

RETM & Vent des maires

Commune&Energie N°1

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12 janvier 2026 – Transition énergétique : le temps est venu pour que les territoires reprennent la main

La lettre des municipales du Réseau Énergies Terre&Mer et de Vent des maires

L’énergie constitue un enjeu stratégique pour l’avenir de nos territoires.

Ressource-clé du fonctionnement de notre société, elle appelle désormais des choix structurants, en particulier pour les communes rurales et littorales, en première ligne face aux évolutions économiques, environnementales et foncières.

Après plusieurs décennies d’orientations nationales parfois contradictoires, les collectivités disposent désormais d’une opportunité pour reprendre la maîtrise de leurs trajectoires énergétiques.

Engagés depuis des années aux côtés des élus locaux et des populations des territoires ruraux et littoraux, le Réseau Énergies Terre & Mer (RETM) et le collectif Vent des maires souhaitent aider les com­munes à reprendre la main sur leur avenir énergétique.

Durant ce temps fort de la démocratie locale, cinq lettres seront adressées. Leur objectif : informer et aider les candidats et les populations à préparer la nouvelle vie municipale.

Lancée en 2022, la procédure d’identification des zones d’accélération visait à développer les différentes énergies renouvelables. Pour la partie électricité, elle s’est rapidement heurtée aux constats des réalités :

  • Une surproduction électrique de 20% persistante en France
  • Une hausse continue du coût de l’électricité, pesant fortement sur les ménages, les entreprises locales et la désindustrialisation
  • Une stagnation durable de la consommation, liée aux progrès de l’efficacité énergétique et aux efforts de sobriété
  • Une forte dégradation des patrimoines culturel et naturel à terre et en mer.

Ces éléments interrogent la pertinence des stratégies d’implantation actuelles, en particulier dans les territoires ruraux et littoraux où les enjeux fonciers, paysagers et économiques sont très sensibles. Malgré les manques d’outil et de cadre, beaucoup de communes se sont prises à inventer un nouvel avenir énergétique.

Ce n’est pas un sondage, c’est le résultat des choix de plus de 12 000 communes, qui se sont exprimées, contrairement aux sondages orientés, qui prouve que la grande majorité des communes veulent réduire au minimum les éoliennes et l’agrivoltaïsme sur leur territoire.

  • Surproduction : avec 20% de surproduction, la France a le record mondial d’exportation d’électricité à prix cassés mais ce sont les Français qui paient l’addition

Ce résultat a été obtenu en 2025 grâce à la performance de son parc nucléaire, mais à des prix très bas, en raison d’une surproduction persistante en France et en Europe. Mais la plupart des producteurs éolien et solaire ont négocié des prix garantis beaucoup plus élevés : les Français paient ces garanties dans leurs factures.

  • Le prix de l’électricité a plus que doublé en 15 ans,

selon les statistiques du Ministère de l’Ecologie. Plus d’un tiers des Français sont désormais en situation de précarité énergétique, tandis que de nombreuses PME sont fragilisées et que la désindustrialisation s’accélère.

  • Consommation électrique en baisse depuis 15 ans et stagnation autour de 450 TWh depuis 4 ans malgré les nouveaux usages

La conséquence est simple : ce n’est pas la production d’électricité qu’il faut augmenter, c’est la consommation électrique qui devrait augmenter.

Mais de nombreuses autres solutions énergétiques de décarbonation de la chaleur et de la mobilité existent.

  • 55 GW de projets éoliens et solaires : un immense gâchis d’énergie et d’argent public

55 GW sont en cours d’instruction ou autorisés au 31 décembre 2024, soit 120 % de l’ensemble du parc installé en 25 ans, bénéficiant de mécanismes de prix garantis supérieurs au marché. Alors que la consommation baisse.

Malgré cette dynamique, ces installations n’ont pas renforcé la décarbonation de l’électricité française, déjà l’une des plus élevées au monde (95 %). Elles se sont principalement substituées à la production nucléaire, dont l’empreinte carbone est plus faible que celle des éoliennes et des panneaux solaires importés. Elles ont nécessité des investissements massifs de raccordement, de flexibilité et de stabilité du réseau au prix d’une augmentation du coût de l’électricité.

  • La consommation électrique

La consommation électrique est en baisse depuis 14 ans, comme le montre ce graphique. La cause ? La sobriété des consommateurs, l’efficacité énergétique des équipements et l’explosion du prix de l’électricité. Source : RTE

L’enjeu : basculer la consommation d’énergie fossile vers l’électricité. Cela ne se fera pas en augmentant les coûts de l’électricité – dont la première cause en France est le coût des énergies électriques intermittentes (éolien et photovoltaïque).

  • Doublement du prix de l’électricité pour les particuliers en 15 ans

Source : Ministère de l’Ecologie – SDES 09/25

  • Le choix des zones d’accélération par les communes

Rejetant éolien et agrivoltaïsme, les communes se sont ruées sur le solaire en toiture. Elles n’ont pas oublié solaire thermique, géothermie et la biomasse.

  • 55 GW de projets en cours de développement et d’instruction dans votre Région. Pour quoi faire ?

La France est en surproduction d’électricité. C’est une véritable bombe à retardement, puisque ces moyens de production viendront s’ajouter à la surproduction actuelle. Devinez qui va payer.

Source : ODRE  
GWtotaléolien terreéolien merPV
Auvergne Rhône-Alpes3,10,6 2,5
Bourgogne Franche-Comté4,61,5 3,1
Bretagne3,40,62,20,6
Centre Val de Loire4,31,1 3,2
Corse0,20,0 0,1
Grand Est4,82,6 2,1
Hauts de France4,32,30,61,4
Normandie4,80,73,50,6
Nouvelle-Aquitaine15,42,62,410,5
Occitanie5,60,61,63,4
Pays de Loire2,30,40,51,4
Provence Côte d’Azur1,5  1,5
Ile de France0,50,1 0,5
Total (GW)55131131

Les communes rurales et littorales sont souvent dotées de ressources foncières importantes mais de moyens administratifs limités.

Elles doivent pouvoir disposer d’informa­tions fiables et d’un accompagne­ment adapté pour exercer pleine­ment leurs responsabilités.

  • Quel est l’intérêt d’une surproduc­tion mal valorisée alors que de nom­breux ménages peinent à se chauffer correctement ?
  • Comment préserver les terres agri­coles, les paysages littoraux et les espaces naturels face à des projets parfois déconnectés des besoins lo­caux ?
  • Comment garantir que les retom­bées économiques – notamment fis­cales – soient réellement pérennes dans un contexte de marché ins­table et de restrictions budgétaires qui menacent IFER et DGF ?
  • Comment s’assurer que les choix énergétiques restent maîtrisés loca­lement, au service des habitants et des activités économiques du territoire ?

Afin de mieux comprendre vos at­tentes, vos contraintes et vos priori­tés pour votre prochain mandat, nous vous invitons à répondre à un questionnaire anonyme (5 à 10 minutes).
Les enseignements recueillis permettront d’alimenter les prochaines lettres et de proposer des pistes d’action adaptées aux réalités locales.

Accédez directement au questionnaire via le QR Code ou via le lien Questionnaire transition énergétique

La prochaine lettre présentera des solutions énergétiques territo­riales, des modèles d’ingénierie locale et des outils opérationnels permettant d’engager une transition  énergétique choisie, maîtrisée et bénéfique pour votre commune et ses habitants

Nous vous remercions pour votre engagement au service de vos territoires. Nous vous adressons nos meilleurs vœux pour 2026 et vous souhaitons une excellente campagne municipale.

RETM & Vent des maires

News #32-PPE3 : Note confidentielle du HCEA à François Bayrou

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Nous conseillons de lire cette note, claire et limpide, sur l’évolution du mix énergétique et impacts technologiques

Note confidentielle du Haut-Commissaire à l’énergie atomique à l’intention du 1er ministre, le 10 juillet 2025 pour contrer la signature imminente du décret PPE3.

Diffusée dans le public le 29/082025 par Géraldine Woessner dans le magazine Le Point

News #31-Monsieur Bayrou, ne donnez pas suite aux projets de parcs éoliens en mer

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Lettre ouverte parue le 31 août 2025

Lettre ouverte adressée en urgence au Premier ministre, François Bayrou, par 25 associations environnementales confrontées à des projets de parcs éoliens marins tout le long du littoral, en mer du Nord, Manche et Atlantique. 

Ancrées dans leur réalités locales, mais fédérées par un intérêt commun, elles y expriment la crainte que le projet de décret de Programmation Pluriannuelle de l’électricité, promu par le lobby éolien marin, soit passé en force dans la période politique tourmentée que nous vivons, hors processus parlementaire. 

Elles insistent au contraire sur toutes les raisons qu’il y a aujourd’hui d’obtenir un moratoire pour l’ensemble de ces projets…

News #30-Ne laissons pas la bataille des énergies tourner au déni démocratique et au refus d’affronter les réalités

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Communiqué paru le 8 juillet 2025 dans le Figaro et les Echos

Les discussions sur la PPE ont donné lieu à beaucoup d’affirmations fausses destinées à défendre des positions idéologiques ou les intérêts d’un puissant lobby industriel, au détriment de l’intérêt de la France et des Français. Face à des réalités complexes, cessons les accusations simplistes de climato- scepticisme ou de renoncement à la neutralité carbone, vis à vis de citoyens qui demandent seulement que soit réalisée une étude comparative d’impact de différents mix électriques, avant d’engager aveuglément la France dans le scénario qui a la préférence des industriels de l’éolien et du solaire.

Il y a plusieurs chemins pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Les scénarios de production d’électricité étudiés par RTE ont montré que plus il y a de nucléaire dans le mix électrique, meilleur est le résultat pour la France, sur tous les critères, de coût, de sécurité d’approvisionnement, d’impact environnemental et pour l’indépendance nationale.

D’autres études d’experts indépendants montrent que dans une France dotée de nucléaire et d’hydroélectricité, si l’électricité intermittente (éolienne et solaire) reste marginale, surtout dédiée à des usages locaux, sans se déverser sur le réseau, la neutralité carbone peut être atteinte en 2050 pour un coût complet cumulé du système électrique inférieur de l’ordre de 300 milliards d’euros au coût du scénario du discours de Belfort ou de celui du projet de décret PPE 3 (programmation pluriannuelle de l’énergie).

Tous les experts sont d’accord avec l’ADEME pour recommander d’accélérer la décarbonation grâce aux énergies renouvelables pilotables, hydroélectricité, géothermie, biogaz, biomasse, bio-carburants, carburants de synthèse, récupération de la chaleur fatale, accompagnés de plus de sobriété et d’efficacité énergétiques, avec l’objectif de baisser la consommation totale d’énergie d’ici à 2050 jusqu’à 1300 Twh, sans pénaliser la croissance.

ll ne reste donc, pour nourrir la « guerre des énergies », que deux sujets.

Quelle place aura le nucléaire dans le mix électrique à l’horizon 2050 ? EDF a l’objectif de prolonger le plus possible la durée du parc en activité et de mettre en service au moins deux nouveaux EPR2 par an à partir de 2040. Toute la nation devrait soutenir cette grande ambition industrielle qui sera la colonne vertébrale de la réindustrialisation de la France. La réussite passe par une mobilisation de toute la filière et un soutien sans faille des pouvoirs publics. Annoncer à l’avance qu’on n’y arrivera pas est irresponsable, surtout de la part de ceux qui ont affaibli cette filière par leurs décisions passées.

• Quelle place donner aux énergies électriques intermittentes, éoliennes sur terre et en mer, et photovoltaïque ? On perçoit de plus en plus les limites liées à l’intermittence de ces énergies, à leur impact sur la stabilité du réseau et sur le coût de l’électricité, à leur dépendance à des équipements importés, sans oublier leur impact sur l’environnement, le patrimoine ou la démocratie locale. Il faut donc prendre le temps d’une analyse approfondie des coûts, des impacts négatifs et des bénéfices de ces énergies.

L’année 2025 offre, du fait des difficultés économiques, une chance pour apaiser la « guerre des énergies » en prenant le temps d’un véritable débat démocratique.

La mauvaise conjoncture et la désindustrialisation ont fait chuter la demande d’électricité à un niveau parmi les plus bas des dernières années, d’où une surproduction sans précédent qui menace la stabilité du réseau.

Jamais le déploiement éolien et solaire n’a atteint en France un niveau aussi élevé, avec une puissance installée fin juin 2025 équivalente à celle de 46 réacteurs nucléaires. Si les demandes de nouvelles autorisations en cours d’instruction étaient acceptées, il y aurait, à côté de nos 56 réacteurs nucléaires en activité, un parc éolien et solaire d’une puissance équivalente à celle de 95 réacteurs nucléaires !Jamais le coût de la garantie de prix payée aux producteurs d’EnRi n’a été aussi élevé à cause de la fréquence des épisodes de prix spot négatifs, coût auquel s’ajoute celui des pertes d’EDF quand il faut arrêter les réacteurs pour faire place à l’électricité éolienne ou solaire sur le réseau.

Est-ce être climato-sceptique que d’exiger que le Gouvernement demande à des experts indépendants d’actualiser les projections de demande d’électricité à moyen et long terme, et de comparer tous les scénarios possibles pour y répondre, avant d’engager de nouveaux contrats d’aide publique aux énergies intermittentes qui vont peser pendant 20 ans sur la facture d’électricité des Français ?

Tout cela sans qu’on ait la preuve du besoin de cette électricité intermittente en aussi grande quantité pour atteindre la neutralité carbone.

L’Allemagne nous a montré que plus on augmente la dépendance à l’éolien et au solaire, plus il faut investir dans un double système, avec des centrales à charbon ou gaz, pour éviter le black-out lors des jours sans soleil ou sans vent.

Nous tous, associations de citoyens qui voulons à la fois protéger le climat et l’environnement, n’avons-nous pas le droit de demander à nos élus, sénateurs et députés, de décider par leur vote quelques mois de pause dans la signature de nouvelles aides, financées avec notre argent, destinées à accroître sans limite l’éolien et le solaire ?

N’avons-nous pas le droit de nous demander si cet argent ne serait pas mieux employé pour décarboner plus rapidement les transports, mieux isoler les logements et bâtiments et aider l’industrie à utiliser moins d’énergies fossiles ?

Face aux attaques caricaturales que nous subissons, on peut se demander si les industriels de l’éolien et du solaire ont peur des vérités qui sortiront d’une étude vraiment indépendante.

Cette étude pourrait être menée par le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, sous le contrôle de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST), et en consultant l’Académie des Sciences, dont les alertes ont été ignorées par le Gouvernement, comme celles exprimées dans les cahiers d’acteurs de la concertation.


Oui, mesdames les sénatrices et messieurs
les sénateurs, comme vos collègues
députés, vous pouvez mettre fin à la
« guerre des énergies » en décrétant cette
pause de quelques mois, pour imposer
au gouvernement, qui l’a jusqu’ici refusé,
que les citoyens aient accès à une étude
d’impact objective, comparant honnêtement
plusieurs chemins qui permettraient
d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Compte tenu de la surproduction actuelle
et durable d’électricité en France, cette
courte pause n’aura aucune conséquence
négative significative sur la marche vers la
neutralité carbone, quel que soit le scénario
retenu.
Elle est le seul moyen démocratique de favoriser
l’émergence d’un consensus large
sur les choix énergétiques essentiels pour
l’avenir de la France.

News #29-Harcèlement des élus : Vent des maires veut encadrer les pratiques des lobbies éolien et solaire

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Mesdames les Sénatrices et Députées, Messieurs les Sénateurs et Députés

Dans un contexte marqué par une recrudescence des démissions de maires, notamment en milieu rural, Vent des maires propose trois amendements pour apporter des protections concrètes et nécessaires aux élus locaux contre le harcèlement qu’ils subissent de la part des promoteurs de l’éolien et du photovoltaïque, comme le dénonce le maire de Poligny (77) et de nombreux autres élus. Ils leur redonnent des droits clairs et des leviers juridiques face à des démarches parfois insistantes, voire intimidantes, de certains lobbies.

C’est un signal de respect et de confiance envers celles et ceux qui assument la charge souvent lourde de représenter la République au plus près du terrain. 

Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien à ces mesures équilibrées, républicaines et pleinement compatibles avec une transition énergétique concertée. 

Nous nous en remettons à votre discernement pour juger du moment le plus opportun pour le dépôt de ces amendements, ainsi que, le cas échéant, pour en améliorer la rédaction.
 
1) Protéger les élus locaux contre les pressions abusives de certains promoteurs
2) Préserver la portée juridique des refus de projets EnR en instaurant un gel foncier de cinq ans,

3) Réaffirmer la primauté des documents d’urbanisme locaux pour les projets industriels de type ICPE.

News #28-Madame la Députée, Monsieur le Député, allez-vous voter une loi qui va enfin stopper l’explosion du coût de l’électricité ?

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Depuis le 19 juin, analyses, tribunes et prises de position se multiplient au sujet du vote à venir sur la loi de Programmation nationale et de simplification normative dans le secteur de l’énergie.

Entre les justifications de ceux qui défendent les décisions et les errements des gouvernements passés, et la prise de conscience croissante de nos concitoyens face aux conséquences de 30 années d’abandon de toute stratégie énergétique cohérente, il est temps de faire un choix clair.

Cette loi, loin d’être incohérente comme certains le prétendent, affirme un changement de cap très clair, cohérent et plein de bon sens et surtout attendu par tous les Français, notamment ceux qui souffrent depuis des décennies dans les territoires ruraux et littoraux. Elle repose sur trois orientations majeures, claires et de bon sens :

• La relance d’un outil industriel puissant, décarboné, économique et souverain, qui a assuré à la France sa compétitivité et sa prospérité pendant quatre décennies ;

• La modération du développement d’énergies électriques intermittentes, dont l’expansion non régulée a fragilisé notre outil industriel. Ces énergies intermittentes portent une large part de l’augmentation du coût de l’électricité en France et contribuent à la destruction de nos patrimoines agricoles, naturels, culturels, historiques et mémoriels, une des fiertés et richesses du tourisme français ;

• Le soutien à des énergies renouvelables thermiques, permanentes et pilotables, encore trop peu développées malgré leur potentiel élevé et leur capacité à la réindustrialisation équilibrée des territoires.

Le vote de cette loi représente une opportunité historique, la première depuis plus de trente ans, de redonner à notre pays les leviers de sa prospérité, de sa compétitivité et de sa souveraineté énergétique.

Si certains ajustements pourront être précisés au Sénat puis en Commission mixte paritaire, l’essentiel est désormais d’affirmer ce changement de cap.

Elle nécessite un dépassement de la représentation nationale, loin des calculs politiciens et parfois personnels qui fleurissent dans la presse.

Madame, Monsieur, nous comptons sur vous, car vous avez l’avenir des générations futures entre vos mains

News #27 – Adoption du moratoire sur l’éolien et le photovoltaïque

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Dans le cadre de la loi PROGRAMMATION NATIONALE ET SIMPLIFICATION NORMATIVE DANS LE SECTEUR
ÉCONOMIQUE DE L’ÉNERGIE adoptée en première instance par le Sénat en octobre 2024, en commission à l’Assemblée nationale depuis le 4 juin, l’amendement n°486 instaurant un moratoire sur l’éolien et le photovoltaïque associé à une étude d’impact a été voté le 12 juin.

Amendement 486 (12 06 2025)
Commentaire du Sénat (2024)

Le texte de l’amendement termine ainsi :

L’avis de Vent des maires

Vent des maires se réjouit de ce moratoire et qu’il soit associé à une étude d’impact, c’est ce que nous demandions depuis longtemps en association avec RETM et Vent de Colère, et le mouvement des #gueux avec Alexandre Jardin. Cet amendement porte un coup dur à tout ceux qui volontairement ont renoncé à une loi quinquennale sur l’énergie que beaucoup demandaient. C’est donc une grande victoire, mais pas définitive : la loi doit être votée le 24 juin, puis repartir au Sénat, probablement en Commission Mixte Paritaire. Il y aura des tentative pour contourner d’une façon ou d’une autre l’amendement : tout est possible.

Notre conseil : restons vigilants, écrivons à nos députés que nous soutenons l’amendement et que nous ne voulons pas qu’il soit dénaturé d’une façon ou d’une autre. De plus veillons à ce que l’étude soit menée de façon indépendante, surtout si elle est menée par RTE qui est aux mains du lobby éolien et photovoltaïque.

L’avis du Sénat (2024)

News #26 – Mobilisation générale contre la PPE3 avec les #gueux

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Vent des maires s’associe avec Alexandre Jardin et de nombreuses associations dont l’Union Française des Artisans Pêcheurs (UFPA), le collectif des Pêcheurs Artisans, les maires mobilisés contre l’éolien (Vent des maires), les agriculteurs de la Coordination Rurale, la Fédération Environnement Durable, les associations locales contre l’éolien en mer (PIEBIEM, les gardiens du large), pour lancer une mobilisation nationale contre le Programme Pluriannuel de l’Energie prévoyant un plan éolien et solaire de 300 milliards aux frais des Français

Principaux lieux des manifestations du 28 juin (en cours de mise à jour)

Cherbourg15:00 à 17:00 Place NapoléonTract
Dieppe10:30 à 12:30 Quai du TonquinTract
Erdeven10:00 à 12:00 place de la Mairie, avec Alexandre JardinTract
Grau du Roi10:00 à 12:00 Port de pêcheTract

Lire le communiqué de presse

Les artisans pêcheurs s’engagent contre la PPE